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Biographie

Nous vivons
dans un monde où la douceur et la langueur peuvent devenir nos
ennemis les plus familiers et les plus farouches en raison même de
leur apparence inoffensive. Le sujet n'est plus broyé par la
tragédie de l'histoire mais par la délicatesse des jours qui vont et
viennent et tourbillonnent allègrement.
L'art de Marie-Claude Beck campe précisément sur cette ligne
d'érosion du sujet doucement englouti par la tendresse apparente et
les convulsions redoutables d'un monde qui l'ignore en un tourbillon
de volutes. C'est la subtilité de cette aliénation qui transparaît
dans ses toiles comme la subtilité de la résistance qu'elle suscite
qui retient l'attention. Tout est joué et tout se rejoue en
permanence. Le temps est arrêté ou circule au gré du regard.
Car le peintre laisse ouverte la question de savoir laquelle de ces
subtilités l'emporte sur l'autre. Il montre un combat sans préjuger
de sa fin. C'est la raison pour laquelle ses toiles peuvent
provoquer un certain malaise qu'on imputera à une complaisance dans
le nihilisme ou bien favoriser la reconnaissance de voir enfin le
monde tel qu'il est, ouvert à tous les possibles, jusqu'à l'extrême
de la souffrance ou de la joie. Marie-Claude Beck réserve dans
toutes ses toiles la perspective d'un salut mais ce n'est qu'une
éventualité et donc une ambiguïté. C'est à chacun de trancher en
voyant jusqu'à espérer l'invisible. Que cette part du choix
personnel soit préservée, comme un secret, par l'artiste, n'est ce
pas le plus bel hommage qu'il peut rendre à la liberté ?
Marie-Claude
Beck est donc un peintre de la subtilité, de l'ambiguïté et de la
liberté. Subtilité des coloris et des tons comme des formes
indéterminées, ou des réminiscences à une croix omniprésente que
dessinent immanquablement des personnages peints à mi-hauteur...
Ambiguïté d'un combat douteux entre le ravissement et le désespoir
de visages défaits ou inaltérables, de silhouettes misérables ou
glorieuses, de corps éclatés ou éclatants. Liberté car tout semble
dit et rien n'est imposé. Comme si chaque tableau renvoyait à chacun
le miroir de sa propre énigme que personne ne peut trancher à sa
place.
Mais l'existence même de l'art témoigne que les forces de
destruction non seulement sont contenues mais peuvent produire la
sève amère mais tonique de la création. C'est bien ce goût singulier
de la création qui émane de ses toiles et qui invite au partage. Cet
acte même de création mérite célébration par-delà tous les
commentaires qui peuvent chercher à l'identifier mais qui cessent
dès qu'il rayonne c'est à dire se voit, de façon exemplaire dans la
peinture de Marie-Claude Beck.
Jean-Louis Tiar
Dernières
expositions personnelles
1993 : Galerie Martine Brasseur, Reims
1994 : First Floor, parcours d'artistes, Bruxelles
13° Art, Paris
1995 : Galerie l'Artsenal, Paris 15°
1996 : Portes ouvertes des ateliers d'artistes du 14°, Paris
1997 : Portes ouvertes des ateliers d’artistes du 14°, Paris
1998 : Portes ouvertes des ateliers d'artistes du 14°, Paris
1999 : Portes ouvertes des ateliers d’artistes du 14°, Paris
2000 : Montparnasse 2000, Portes ouvertes des ateliers d’artistes,
Paris
Abbaye de Corbigny, 59 1000
Librairie “L’œil ouvert”, Enghien les bains
2001 : Portes ouvertes des ateliers du 14°, Paris
2002 : Portes ouvertes des ateliers du 14°, Paris
Salle Gothique, Vézelay
2003 : Portes ouvertes des ateliers du 14°, Paris
2004 : Portes ouvertes des ateliers du 14°, Paris
Librairie Art et littérature, Paris 14
2005 : Galerie du Montparnasse, Paris 14
Portes ouvertes des ateliers d’artistes du 14°
2006 : Galerie de la Bièvre, Paris 5°
Maison de la femme, Montreuil
Portes ouvertes des ateliers d’artistes du 14°
2007 :
Portes ouvertes
des ateliers d’artistes du 14°, Paris
Caves du centre culturel Romain Rolland, Clamecy
Dernières expositions collectives
1996 : Galerie 102, Fontenay aux roses
1998 : Epouvantails d'artistes, EXMA, Cagliari (Italie)
Galerie du Montparnasse, Paris
1999 : Parcours d’artistes, écoles primaires parisiennes
2000 : Parcours d’artistes, écoles primaires parisiennes
2002 : Galerie Zoumboulakis, Athènes (Grèce)
Autour de Roland Garros. Exma’, Cagliari (Italie)
2004 : l’art et la bannière, Prayssac
Collections particulières
France - Japon - Grèce - Italie - Australie
2002 : Commande de la ville de Cagliari : hommage à Roland Garros
Installations
1993 : 5e Salon de l'éphémère, Fontenay s/Bois (collage de grandes
affiches peintes sur la place de l’Hôtel de ville)
2001 : « Une histoire de cœur » dans le cadre de l’exposition « La
machine anatomique », à l’Exma, Cagliari (Italie)
2002 : « La ronde infernale » installation à Lognes dans le cadre du
Trot’art
2004 : « Narcisonarcisa », San Sperate, Italie
Résidence d’artiste
2003 : Inde (Tamil Nadu)
2007 : semaine sur le rétroprojecteur; Moltkerei Werkstatt,
Cologne
Performances
1992 : Performance dans la zone piétonne de Lognes avec Carole
Parpillon (danseuse) et Christine Buri-Herscher (plasticienne)
1994 : Mise en scène et scénographie d'un spectacle de danse et arts
plastiques : « 12 méditations sur la vie d'une femme », M.P.T.
Fontenay sous Bois avec Carole Parpillon (danse)
1996 : Performance avec Christine Buri Herscher (arts plastiques et
danse), T.J.P. de Strasbourg et au 18 théâtre à Paris
1998 : « 31, bis », participation à un spectacle de danse et
performances de JC Bleton, chorégraphe, à l’Etoile du Nord, 75018
Paris
Décors de théâtre
Spectacles
1976 : Accessoires, décors et perruques pour l’Odyssée d’Homère mise
en scène Maria Chryssafi, Paris
2000 : Décor pour la comédie musicale “Bonne Nouvelle Louisianne”
mise en scène Viviane Vagh, Paris
Illustrations
1991 : Couverture d’un recueil de Haïku. Japon
2000 : Couverture du livre “Rive dangereuse” de Christine
Chaufour-Verheyen, édition pocket
Edition
2004 : « Les yeux fermés », livre de 35 dessins. Edition A et T.
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