Diplômée de ENSAD, Paris

 

EXPOSITIONS PERSONNELLES

2014
Lézards de la Bièvre, 75013 Paris

2012
Galerie du Montparnasse, 75014 Paris
Portes ouvertes des ateliers d'artistes du 14°, Paris

2011
Centre d'art de l'ancienne synagogue de la Ferté sous Jouarre, 77260
Portes ouvertes des ateliers d'artistes du 14° Paris

2010
Portes ouvertes des ateliers d’artistes du 14°, Paris
La Chapelle Saint André. 58210

2009
Portes ouvertes des ateliers d’artistes du 14°, Paris

2008
Portes ouvertes des ateliers d'artistes du 14°, Paris

2007
Portes ouvertes des ateliers d’artistes du 14°, Paris
Caves du centre culturel Romain Rolland, Clamecy, 58500

2006
Galerie de la Bièvre, Paris 75005
Maison de la femme, Montreuil, 93 100
Portes ouvertes des ateliers d’artistes du 14°, Paris

2005
Galerie du Montparnasse, Paris 75014
Portes ouvertes des ateliers d’artistes du 14°, Paris

2004
Portes ouvertes des ateliers du 14° d'artistes, Paris
Librairie Art et littérature, Paris 75014

2003
Portes ouvertes des ateliers d'artistes du 14°, Paris

2002
Portes ouvertes des ateliers du 14°, Paris
Salle Gothique, Vézelay, 89450

2001
Portes ouvertes des ateliers du 14°, Paris

2000
Montparnasse 2000, Portes ouvertes des ateliers d’artistes, Paris 75014
Abbaye de Corbigny, 591000
Librairie “L’œil ouvert”, Enghien les bains, 95880

1999
Portes ouvertes des ateliers d’artistes du 14°, Paris

1998
Portes ouvertes des ateliers d'artistes du 14°, Paris

1997
Portes ouvertes des ateliers d’artistes du 14°, Paris

1996
Portes ouvertes des ateliers d'artistes du 14°, Paris

1995
Galerie l'Artsenal, Paris 75015   

1994
First Floor, parcours d'artistes, Bruxelles
13° Art, Paris

1993
Galerie Martine Brasseur, Reims

 

EXPOSITIONS COLLECTIVES

2013
"Intimités créatives", Galerie six Elzévir, 75003 Paris

2012
"Le dessein sur papier", galerie Six Elzévir, 75003 Paris

2011
Desse/i/ns, 75011 Paris

2010
Lézarts de la Bièvre, 75013 Paris
« A la vie, à la mort »  Galerie du Bout du monde, St. Hippolyte du fort

2009
« Singles et multiples », lithographies, galerie Art’est, Paris 75004

2004
« l’art et la bannière », Prayssac

2002
Galerie Zoumboulakis, Athènes (Grèce)
« Autour de Roland Garros » Exma’, Cagliari (Italie)

2000
Parcours d’artistes, écoles primaires parisiennes

1999
Parcours d’artistes, écoles primaires parisienne

1998
« Epouvantails d'artistes », EXMA, Cagliari (Italie)
Galerie du Montparnasse, Paris 75014

 

COLLECTIONS PARTICULIERES

France - Japon - Grèce - Italie - Australie
2002
Commande de la ville de Cagliari : hommage à Roland Garros

 

INSTALLATIONS

2004
"Narcisonarcisa”, San Sperate. Italie

2002
" La ronde infernale " installation à Lognes dans le cadre du Trot’art

2001
« Une histoire de cœur »  dans le cadre de l’exposition « La machine anatomique », l’Exma, Cagliari (Italie)

1993
5ème Salon de l'éphémère, Fontenay s/Bois

 

RESIDENCES D'ARTISTES

2007
Workshop sur le rétroprojecteur; Moltkerei Werkstatt, Cologne

2003
Inde (Tamil Nadu)

 

PERFORMANCES, SPECTACLES

2015
"Le cas du sac" performance pour les familles au Centre Pompidou avec la vidéaste Viviane Vagh dans le cadre de la Coop 21

1998
“ 31, bis ”, participation à un spectacle de danse et performances de JC Bleton, chorégraphe, à l’Etoile du Nord, 75018 Paris

1996
Performance avec Christine Buri Herscher (arts plastiques et danse), T.J.P. de Strasbourg et au 18 théâtre à Paris

1994
Mise en scène et scénographie d'un spectacle de danse et arts plastiques : "12 méditations sur la vie d'une femme", M.P.T. Fontenay sous Bois avec Carole Parpillon (danse)

1992
Performance dans la zone piétonne de Lognes avec Carole Parpillon (danseuse) et Christine Buri-Herscher (plasticienne)

 

DECORS THEÂTRE

2000
Décor pour la comédie musicale “Bonne Nouvelle Louisianne” mise en scêne Viviane Vagh, Paris

 

ILLUSTRATIONS

2000
Couverture du livre “Rive dangeureuse” de Christine Chaufour-Verheyen, édition pocket

1991
Couverture d’un recueil de Haïku. Japon

 

EDITIONS

2004
« Les yeux fermés », livre de 35 dessins. Edition A et T.

 


Mouvements de l’invisible

La création est une façon d’être à la vie et au monde, une façon d’être en marche, une façon de lutter, d’exister, de se souvenir, de transmettre.

L’œuvre réalisée ne présente que la partie visible d’une recherche profonde, cachée. Le temps de la peinture est celui de la méditation. Sorte d’« avant-lieu », elle devient un espace de projection et de retrouvailles avec moi-même et d’investigation de l’autre. 

Un thème récurrent est présent, essentiel au cours des années : parler de l’être, dans sa dimension autant métaphysique que physique en partant du corps, dans ses paradoxes, ses contradictions et ses multiples expériences.

La cohabitation permanente de l’énergie et de l’inertie, métaphore de la vie et de la mort, pose la question du choix au jour le jour. Effet miroir de mon propre corps, le double dans la peinture m’interroge.

Entre abstraction et figuration, les peintures, les dessins ou les installations tentent de capter ces mouvements de l’invisible.

Violence de la disparition ou de l’effacement, débordement de la vitalité,  présence-absence...
Les jours s’écoulent au gré de la transparence du temps.
Les instants se superposent, les gestes se remplacent, l’énergie court.
Palimpseste du corps qui garde la mémoire de la vie avec ses marques inéluctables.
Aujourd’hui présent, demain absent…
D’un instant à l’autre, ce qui est n’est déjà plus.

Marie Claude Beck. Janvier 2011 


Nous vivons dans un monde où la douceur et la langueur peuvent devenir nos ennemis les plus familiers et les plus farouches en raison même de leur apparence inoffensive. Le sujet n'est plus broyé par la tragédie de l'histoire mais par la délicatesse des jours qui vont et viennent et tourbillonnent allègrement. 

L'art de Marie-Claude Beck campe précisément sur cette ligne d'érosion du sujet doucement englouti par la tendresse apparente et les convulsions redoutables d'un monde qui l'ignore en un tourbillon de volutes. C'est la subtilité de cette aliénation qui transparaît dans ses toiles comme la subtilité de la résistance qu'elle suscite qui retient l'attention. Tout est joué et tout se rejoue en permanence. Le temps est arrêté ou circule au gré du regard. 

Car le peintre laisse ouverte la question de savoir laquelle de ces subtilités l'emporte sur l'autre. Il montre un combat sans préjuger de sa fin. C'est la raison pour laquelle ses toiles peuvent provoquer un certain malaise qu'on imputera à une complaisance dans le nihilisme ou bien favoriser la reconnaissance de voir enfin le monde tel qu'il est, ouvert à tous les possibles, jusqu'à l'extrême de la souffrance ou de la joie. Marie-Claude Beck réserve dans toutes ses toiles la perspective d'un salut mais ce n'est qu'une éventualité et donc une ambiguïté. C'est à chacun de trancher en voyant jusqu'à espérer l'invisible. Que cette part du choix personnel soit préservée, comme un secret, par l'artiste, n'est ce pas le plus bel hommage qu'il peut rendre à la liberté ?

Marie-Claude Beck est donc un peintre de la subtilité, de l'ambiguïté et de la liberté. Subtilité des coloris et des tons comme des formes indéterminées, ou des réminiscences à une croix omniprésente que dessinent immanquablement des personnages peints à mi-hauteur... Ambiguïté d'un combat douteux entre le ravissement et le désespoir de visages défaits ou inaltérables, de silhouettes misérables ou glorieuses, de corps éclatés ou éclatants. Liberté car tout semble dit et rien n'est imposé. Comme si chaque tableau renvoyait à chacun le miroir de sa propre énigme que personne ne peut trancher à sa place.

Mais l'existence même de l'art témoigne que les forces de destruction non seulement sont contenues mais peuvent produire la sève amère mais tonique de la création. C'est bien ce goût singulier de la création qui émane de ses toiles et qui invite au partage. Cet acte même de création mérite célébration par-delà tous les commentaires qui peuvent chercher à l'identifier mais qui cessent dès qu'il rayonne c'est à dire se voit, de façon exemplaire dans la peinture de Marie-Claude Beck.

Jean-Louis Tiar